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 Maj. mai 09  
L A   L U M I È R E  C'EST QUOI ? 

Vous pouvez également consulter cette page concernant le fonctionnement et la présentation des tubes fluorescents. Cliquez sur l'icône... tubes fluorescents

 

L' ÉCLAIRAGE DES AQUARIUMS:
Un sujet fort complexe, d'une très grande importance en aquariophilie.


Qu'est-ce que la lumière?

C'est un flux de particules sans masse (photons):
 La propagation d'un rayonnement électromagnétique.

    Voila, vous savez. Mais comme nous ne sommes pas tous des puits de science, vous allez me demander de faire plus explicite, alors voila:
   On peut considérer que la lumière telle que nous la concevons, c'est ce qui nous éclaire et nous rend visibles. Oui mais on ne sait toujours pas ce que c'est, de quoi c'est constitué.
   "On peut dire" que la lumière est représentée par une partie des ondes électromagnétiques réfléchies pouvant être vues par un œil humain.
La lumière ne peut traverser les corps qui sont opaques. Elle est absorbée et la "partie" non absorbée est réfléchie. En effet il y a des "lumières" invisibles pour nos yeux, que d'autres êtres sont capables de voir, notamment certains insectes. La lumière que nous voyons donc est la partie visible réfléchie d'ondes (depuis les ondes radio basses fréquences, jusqu'aux rayons gamma.
 
   Plus exactement on peut considérer que la lumière est la toute petite partie visible du spectre comprise entre les rayonnements  infrarouges et  ultraviolets que notre œil est capable de voir.
Quand vous êtes victime d' un coup de soleil, c'est parce que vous vous êtes bêtement exposé à ses rayons  que ne voyez pas mais qui sont dangereux.
Quand vous ressentez la chaleur provoquée par ce coup de soleil, ce sont les rayons infrarouges en grande partie, qui causent cette brûlure après leur absorption par votre peau durant une bien trop longue exposition.
D'autres rayons au moins aussi dangereux, les ultraviolets (ils sont cancérigènes) vous ont atteints simultanément: Les uns et les autres sont issus d'un rayonnement solaire électromagnétique de différentes longueurs d'ondes.

  Ce qui différencie la lumière des autres rayons solaires électromagnétiques c'est leur longueur d'onde,  cette petite partie du spectre (vous allez en entendre beaucoup parler en aquariophilie) nos yeux sont capables de la voir.
  Plus exactement tout ce qui est frappé par ses rayons nous apparaît lumineux donc visible...  C'est cette propriété que l'on nomme  lumière.

Les couleurs:
La couleur à nos yeux est perçue à cause de la composition de la lumière
frappant une surface. Telle surface nous apparaissant bleue par exemple a la propriété de réfléchir cette couleur mais absorbe la lumière des autres couleurs (les autres longueur d'onde, devrai-je dire, pour être plus exact).

La couleur noire  n'est pas à proprement parler une couleur, mais c'est l'absence de lumière qui crée la sensation de noir. Si on n'allume pas l'éclairage à l'intérieur d'une pièce close, tout nous semble noir, tous les objets qu'elle peut contenir  ne sont pas visibles.
Les objets que nous percevons noirs (dans un environnement éclairé bien évidemment) réfléchissent donc très peu de lumière. Ils absorbent quasiment tous les rayons lumineux, toute la lumière. L'énergie lumineuse est transformée en chaleur. Mettez votre main sur une surface noire exposée au soleil et vous percevrez physiquement cette chaleur,  parfois très vive selon les circonstances.

 Le spectre ( la très petite partie) visible de la lumière se situe ci-dessous entre les infra-rouges et les ultra-violets
 



                  <-----------------------------------------  Lumière invisible -----    LUMIÈRE VISIBLE     ----- Lumière invisible ------------>       
                

Nous avons tous vu un arc-en-ciel, ce phénomène lumineux nous est familier. C'est en fait la décomposition de la lumière nous parvenant du soleil, à travers des gouttes de pluie ou de rosée ou de brouillard faisant office de prisme et décomposant la lumière dite blanche en un spectre visible tel celui ci-dessus. 

Théoriquement un bon éclairage d'aquarium devrait pouvoir reproduire d'une façon uniforme cette lumière, c'est-à-dire ce spectre. C'est techniquement fort difficile... Dans un aquarium, certes, il y a des poissons mais il y a aussi des plantes. Celles-ci utilisent la lumière dans la photosynthèse pour leur croissance. Cette photosynthèse est possible grâce à la chlorophylle. Le rendement de la photosynthèse dépend en grande partie de la puissance lumineuse. En gros, plus l'éclairage est puissant, plus vite  grandira la plante... C'est ce que l'on pense généralement. Je vous propose donc une petite expérience concernant l'éclairage maintes fois vécue par ceux qui "jardinent" quelque peu:

 

 

L' ÉCLAIRAGE DONC,  ou le côté délicat de l'aquariophilie, pour ceux qui désirent (à juste titre) des plantes en bonne santé dans leur aquarium

 

L'éclairage en aquariophilie.

Un aquarium subissant (même durant un temps relativement court) les rayons du soleil ou un éclairage direct par la lumière du jour, près d'une fenêtre par exemple sera très fort probablement victime d'algues de toutes sortes qui entraveront la croissance normale des plantes, ce qui diminue considérablement son attrait et peut aller jusqu'à lui donner une apparence tellement négligée, voire repoussante que l'intérêt de l'aquariophile décroît en même temps que la vigueur de ses plantes.
Combien d'aquariums sont définitivement remisés au grenier ou à la cave pour cause d'envahissement autant rédhibitoire qu'incontrôlable par ce fléau de l'aquariophilie? Beaucoup, beaucoup trop, en tout cas.
C'est l'une des raisons qui font que le choix de l'emplacement où vous déciderez d'exposer votre aquarium sera d'une importance considérable bien souvent.

Le rôle de l'éclairage en aquariophilie est important pour plusieurs raisons: il n'est pas question de laisser un aquarium bénéficier seulement de l'éclairage de la pièce, dans ce cas, vous risquez de ne guère apercevoir les poissons, en effet il pénétrera moins de lumière dans le bac que dans la pièce et l'intérieur sera plus sombre que la pièce. Par contre si vous voyez mal les poissons et leurs couleurs, eux, vous verront parfaitement. Ce n'est pas tout à fait ce que l'on recherche, et c'est l'une des raisons pour lesquelles il nous faut éclairer l'intérieur de l'aquarium de façon à ce que sa luminosité paraisse (dans un environnement relativement peu lumineux), nettement supérieure à celle de la pièce où on se trouve.

Une autre raison, c'est que les poissons aussi ont besoin de lumière, ils sont habitués à un rythme nycthéméral (période alternée de jour et  de nuit) tout comme les êtres humains. Bien que certains poissons aient la faculté de se nourrir la nuit, ils ne sont pas pour autant nyctalopes et s'aident la plupart du temps d'organes adaptés pour trouver leur nourriture la nuit et ont eux aussi besoin d'une période lumineuse.

Enfin, les plantes également ont un besoin vital de lumière. Toute plante ne recevant pas la  quantité minimale que réclame son espèce, finit par dépérir, ne pouvant mettre en activité sa merveilleuse usine qu'est la photosynthèse.

C'est pour ces principales raisons et d'autres encore que l'éclairage d'un aquarium s'avère absolument obligatoire.

Quelle lumière? Eh bien oui c'est de cette façon qu'il faut poser la question car il existe beaucoup de "lumières" différentes en fonction de leurs sources. On pourrait croire puisqu'elle nous éclairent, que toutes les lumières sont les mêmes. Ce serait une grossière erreur.
Il y a en premier celle du soleil qui est bien particulière et ne ressemble à aucune autre bien qu'on essaie de toujours de l'imiter au mieux dans maintes applications dont l'aquariophilie. En effet ce qui caractérise principalement la lumière c'est:

   - Son spectre. Comme nous l'avons déjà vu, la lumière est une onde électromagnétique qui se définit par certaines longueurs.

   - Sa température de couleur qui s'exprime en Kelvin (symbole K) celle du soleil est dite naturelle se situe dans une étroite fourchette aux environs de 6500 (degrés) K. les variations montantes par rapport à cette moyenne sont dites froides et celles descendantes par opposition sont chaudes. Par exemple si nous prenons arbitrairement une température "étalon" de 5000 K, une température de 6000 K sera dite plus froide parce qu'elle va  davantage vers le bleu (couleur froide) par contre, une température de 4000 K elle sera considérée comme plus chaude tirant davantage sur le rouge qui est une couleur chaude comme chacun le sait. Donc, cela  semble  fonctionner à l'envers par rapport à une logique qui peut sembler surprenante au premier abord.

   - Sa luminosité où l'éclairement. C'est la quantité de lumière réellement reçue par un objet ou un sujet quelconque éclairé. Quand nous nous  promenons en plein air, la quantité de lumière que notre corps reçoit se mesure en lux. Elle est évidemment variable selon que l'on se promène sur une plage ou en forêt. Elle se mesure en lux,(lx).

    - On parle également de  lumen:  c'est la faculté de produire de la lumière en plus ou moins grande quantité (le rendement quelque sorte) selon l'énergie disponible créant la source de lumière. Pour mieux comprendre cette notion qui perturbe bien des aquariophiles, on peut considérer par exemple qu'une simple bougie produit peu très peu de lumens, comparée à un tube fluorescent qui lui-même selon la technologie utilisée et les matériaux le composant éclairera plus ou moins fort pour la même consommation électrique.

La seule mesure qui devrait être en vigueur pour réellement savoir quelle quantité de lumière éclaire nos aquariums est le lux, mais pour des raisons techniques, de commodité et de coût, on utilise un subterfuge d'une grande stupidité qui malgré tout donne une base de calcul facile et à peu près fiable avec des tubes T8Bien entendu, comme aucun tube fluorescent (particulièrement avec l'arrivée des tubes qu'on appelle T5 et des ballast électroniques ayant un bon rendement) n'a le même rendement qu'un autre, pour la même puissance cela s'entend, cette référence devient de plus en plus d'une grossière absurdité.

Enfin, c'est par défaut, et à contrecœur, parce que cette aberration est devenue un quasi "étalon" dans le petit monde de l'aquariophilie, et puisque les aquariophiles équipés d'un lux mètre à sonde étanche sont pour le moins assez rares, que je vous fais part ici de cette grossière absurdité (également employée sur Aquabases.com) qui fâche généralement et définitivement la plupart des jeunes collégiens avec avec les premières notions de physique: les watts, les volts et les ampères...

 

                                                                   Les valeurs communément utilisées sont :

Éclairage faible = 1w pour 4 litres d'eau: Seules quelques très accommodantes plantes arriveront à pousser

-  Éclairage moyen = 1w pour 3 litres d'eau: C'est déjà un peu mieux et bien des plantes s'en contenteront

-  Éclairage fort  = 1w pour 2 litres d'eau: La plupart des plantes donneront de bons résultats

-  Éclairage intense = 1w pour 1 litre d'eau: C'est ce qui est préconisé si vous souhaitez obtenir la végétation exubérante de l'aquarium hollandais.

Je souscris (sur la pointe des pieds et à reculons) par obligation malsaine à ces "raccourcis" d'une ineptie flagrante, n'ayant rien d'aussi simple et de plus pratique à vous proposer. Toutefois, cela me laisse honteux et confus vis à vis des sciences physiques, des personnes connaissant ces domaines et m'oblige à implorer avec ardeur leur pardon, et plus encore celui du monde enseignant.

Dès maintenant (avril 09 et même avant!) ces approximations plus qu'hasardeuses doivent absolument être considérées comme définitivement et totalement fausses et obsolètes avec les tubes fluorescents T5 et les ballasts électroniques haute fréquence les accompagnant obligatoirement.

 

LIRC, 

Certaines lampes telles les fluorescentes peuvent avoir différentes températures de couleur selon l'ambiance lumineuse recherchée. On trouve donc sur ces lampes des indications regroupant à la fois l'indice de rendu des couleurs (IRC) et de la température de couleur. Par exemple la majorité des lampes fluocompactes vendues au grand public ont le code 827. Le chiffre 8 indique un IRC entre 80 et 90 et le chiffre 27 désigne la température de couleur à 2700 K. Ces lampes ont donc un rendu de couleur correct et une température de couleur proche de celle des lampes à incandescence. On trouve les mêmes lampes avec les codes 830, 840 voire 865 désignant des lampes à 3000, 4000 ou 6500 K. Les lampes marquées 9xx (930, 940, 950 et 965) désignent également des lampes à 3000, 4000, 5000 ou 6500 K, mais avec un IRC supérieur à 90 %. Elles ont un rendu de couleur supérieur, utilisable pour des travaux de précision (prothése dentaire, imprimerie, textile, musées, photographie, tables lumineuses) sans risque de métamérisme.

 

l'IRC, (Indice de Rendu des Couleurs), c'est la faculté de reproduire plus ou moins correctement une certaine qualité de couleur existante que l'on appelle la température de couleur. Cette température de couleur s'exprime en degrés Kelvin, son abréviation unitaire est le 'K' majuscule.

Par exemple, plusieurs tubes fluorescents tous choisis arbitrairemant d'une même température de couleur proche de la lumière du jour (6500 K ou n'importe quelle autre)) produiront un éclairage visiblement différent  les uns des autres alors  qu'ils sont de même température, mais dont l'IRC diffère et sera plus ou moins bon suivant l'un ou l'autre tube.

En aquariophilie, on utilise généralement des tubes  donnant une température de couleur de 2700 K à 12000  K. Les tubes de 2700 K, très peu utilisés, produisent une couleur chaude, tirant sur le jaune orangé (enfin c'est une affaire d'appréciation individuelle: Une même température  de couleur apparaitra pour certaines personnes agréable et pour d'autres nettement moins attractive, voire quasi insupportable) , alors que les tubes de 12 000 K plutôt réservés à l'utilisation en eau de mer, procurent une tonalité très "froide", tirant sur le bleu.

 

Plage de l'IRC Rendu des couleurs
 inférieur à 25 Rendu très médiocre à médiocre
25 à 65 Rendu médiocre à moyen
65 à 90 Rendu moyen à bon
90 et plus Rendu bon à très bon

 

 

Température de couleur Caractéristiques
2700° Kelvin proche de la lumière d'une lampe à incandescence
3000° Kelvin  Lumière que produisent la plupart des lampes halogènes
3500° Kelvin Lumière produite par la plupart des tubes fluorescents non spécialisés.
4000° Kelvin blanc passe-partout
4500° Kelvin toutes ces température se veulent reproduire plus ou moins la lumière du jour, ( le problème c'est que cette lumière varie dans de très fortes proportions suivant l'heure, l'endroit et les conditions météorologiques!) soit une lumière matinale depuis l'aube, (3500K) variant jusqu'au coucher du soleil en passant bien entendu par le plein soleil de milieu de journée. À l'utilisateur de choisir avec pertinence et... attention  à l'IRC.
5000° Kelvin
6000° Kelvin
6500° Kelvin
7000° Kelvin
8000° Kelvin
10 000° Kelvin
11 000° Kelvin

 

Comment savoir quels tubes vous utilisez:

Tous les tubes fluorescents présentent des  indications de constructeurs si elles n'ont pas été effacées comme beaucoup de tubes de provenance asiatique dont les inscriptions ont une fâcheuse tendance à s'effacer au moindre frottement des presse-étoupes. Autrefois codées suivant chaque fabricant, elles restaient mystérieuses pour les non professionnels.

Depuis un certain temps, il semble que la plupart des grands "constructeurs" s'orientent vers un marquage unique dont voici la signification:

D'abord la marque du fabricant ou plus exactement la marque sous laquelle est distribué le tube.

Ensuite vient la puissance consommée en Watts ici 18, qui n'est pas la puissance d'éclairage qui elle se mesure en lumen.

Ensuite il s'agit du code des caractéristiques techniques du tube. C'est d'une simplicité déconcertante encore faut-il en avoir connaissance. Le groupe des trois chiffres du tube ci-dessous, ici 640 se décompose comme suit :le premier chiffre, le 6 indique la valeur de l'IRC qui sera ici <65 (le rendu est médiocre à moyen comme l'indique le premier tableau ci-dessus) puis les deux autres chiffres restants indiquent la température de couleur en les multipliant par 100, dans notre cas ce tube à une température de couleur de 40*100= 4000° Kelvin

 Parfois, mais hélas, trop rarement certains constructeurs ont la bonne idée d'indiquer les Lumens: c'est l'unité d'éclairement  si vous préférez,  c'est le rendement, notion importante: c'est la capacité du tube à produire un éclairage plus ou moins fort avec la même quantité d'énergie consommée elle s'exprime aussi en Lumens par Watts. Une simple multiplication ou division suivant le cas nous donne le rendement du tube et permet de comparer facilement le rendement de plusieurs tubes, y compris des tubes n'ayant pas la même consommation. Dans l'exemple ci-dessous, 2350 Lumens sont produits par ce tube qui consomme 36 watts, donc celui-ci possède un rendement de 65,2 lm par Watt. c'est un rendement médiocre, particulièrement si on le compare au rendement des nouveaux tubes fluorescents T5 qui dépassent maintenant largement cette puissance.

 Le marquage de ce tube ancien ci-dessous, n'utilise pas la norme qui semble s'installer et il faut se contenter de  l'appellation très variable 'daylight' (lumière du jour) qui s'échelonne de 5000° Kelvin a plus de 8000° Kelvin ou éventuellement consulter les données ou contacter le constructeur pour savoir ce qu'il en est car 54 est un code fabricant.

 

D'autres récentes appellations techniques seront volontairement laissées de côté tant elles sont sujettes à des appréciations différentes. À mon avis, toujours dans un souci de simplification, le bon éclairage d'un bac est celui dont la tonalité vous convient plutôt que de  vous donner la nausée. Croyez-moi, votre œil est plus près de la vérité que toutes les théories empaquetées par l'emballage dithyrambique du mercantilisme qu'on nous force à avaler.

À ce propos, une grande marque de matériel d'éclairage vient de mettre sur le marché grand public (depuis quelques mois déjà 08/07 environ) une lampe fluorescente (à économie d'énergie) soit disant gradable, c'est à dire dont on peut faire varier la puissance d'éclairage à l'aide d'un gradateur (variateur). Essayez-là, (bien que ce ne soit pas un très bon conseil) vous verrez de vos propres yeux que mes propos au sujet de la communication sont nettement plus réalistes et fiables que ceux des publicitaires promouvant les campagnes de certains commerçants. Par contre il est maintenant désormais possible de réaliser avec succès cette performance avec l'aide d'une télécommande  et mieux encore...(voir la page sur les tubes fluorescents).

Il existe quelques autres types d'éclairages utilisés en aquariophilie, plus particulièrement les lampes H. Q. I. Elles sont couramment utilisées en aquariophilie d'eau de mer car elles ont toute leur utilité pour les bacs récifaux. Cependant, les spectres de leur lumière que l'on trouve couramment ne correspondent guère aux besoins des plantes d'eau douce enfin, ceci est de moins en moins vrai et surtout leur mise en œuvre et le prix de revient du Watt/heure n'est vraiment pas en leur faveur en ce qui concerne l'aquariophilie d'eau douce. Il est bon également de savoir que leur puissance minimale est de 75 watts particulièrement difficile à se procurer dans cette puissance et certaines température de couleur.

 

Dans les bacs profonds leur grande efficacité lumineuse permet d'y songer après une sérieuse étude comparative avec la fluorescence. Cela est une possibilité, particulièrement pour les très grands bacs,  raison pour laquelle je les évoque. De même, un autre inconvénient restreint leur usage: le bac doit être ouvert ce qui interdit la maintenance de certains poissons sautant volontiers et les lampes doivent être très solidement maintenues suffisamment éloignées de la surface de l'eau car elle chauffent terriblement. De plus, dans un bac laissé non "fermé", il se produit une grande évaporation qui oblige à remplacer pratiquement tous les jours une quantité d'eau importante, avec de l'eau osmosée, ce qui est particulièrement ennuyeux.

 Je conseille vivement au débutant de passer à côté de ces produits sans même les regarder cela lui évitera de voir l'étiquette mentionnant les tarifs! Cest lattitude la plus sage lors de ses débuts. L'amateur éclairé (désolé !) lui, pourra peser le pour et le contre s'il possède un très grand bac et un compte bancaire inféodé. La balance  pourra pencher en faveur des lampes H. Q. I. (non non, pas à cause de leur poids très conséquent) mais des avantages bien précis qu'elles peuvent revendiquer avec justesse, dans certaines configurations où l'éclairage avec des tubes fluorescent atteint ses limites, bien que l'arrivée de tubes T5 à très haut rendement commence à répandre ses qualités à celui qui sait les exploiter.

Les lampes H. Q. L. sont de plus en plus d
élaissées en raison de leur rendement relativement faible et surtout de leur éclairage jaunâtre. je les évoque pour mémoire seulement.

 

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Vos plantes poussent mal, changez vos tubes!!! (Cette phrase maintes fois répétée, colportée de forum en forum est aux antipodes de ce qu'il faut faire, voyez pourquoi ci-dessous).
 

   Vous savez... et bien non, vous ne savez pas, mais ça ne saurait tarder si ma prose ne perturbe pas trop vos idées reçues: Dans mon jardin, il y a quelques plantes d'agrément et parmi elles, celle-ci: 

                                Voici les fleurs (les graines) de l'une d'entre elles,                            et voici la plante qui les produit: Le ricin
 

  Il y en a plusieurs. Pour être le plus clair possible, celles de la même espèce, sont totalement identiques (en apparence physique bien entendu) elles sont éclairées toutes de la même façon par des tubes fluorescents... Hum, Eh bien non, bien sûr, elles sont éclairées par la lumière du soleil, enfin du jour. 

  Ces deux plantes, ci-dessus et ci-dessous -de même provenance- ont été plantées à la même période en fait le même jour, à la même heure, à deux mètres de distance, dans la même terre.  Bien que traitées exactement de la même façon, (je veux dire ayant reçu les mêmes soins et bénéficié des mêmes ingrédients, il y en a une qui a atteint des proportions importantes (plus de deux mètres) et qui produit de magnifiques "fleurs", plus grandes que l'espèce «normale» et une autre qui ne veut pas se développer. Cette autre est restée naine et mesure une vingtaine de centimètres et ne présente aucun signe de maladie ou autre elle a été arrachée à l'automne et je vous certifie que ses racines étaient saines. Pourtant je vous prie de bien vouloir croire qu' elles sont parfaitement éclairées avec le même tube dont le spectre est parfait puisque c'est la référence: le soleil! vous conviendrez facilement je pense qu'elles on été soumises à la même durée d'éclairement... Si vous voulez passer pour un imbécile parfaitement ignare, allez dire que le spectre ne leur convient pas (enfin seulement à l'une) et qu'il faut changer de tube!...C'est pourtant exactement ce qui se passe dans maintes réponses sur beaucoup trop de forums aquariophiles. Cherchez l'erreur!

                                            Et voici l'autre (Eh oui, c'est la même)! bel exemple de rachitisme!!!

  Alors? Eh bien alors, je suis bien obligé de constater qu'il n'y a pas que la lumière qui compte pour les plantes. Ici c'est un cas extrêmement démonstratif et plutôt rare dans d'aussi importantes proportions. Mais n'importe quel jardinier connaît semblable mésaventure un jour ou l'autre avec des plantes ou ses légumes et vous me croirez sans peine ils ne changent pas de soleil. Cessez de vous polariser sur les longueurs d'onde, sur la largeur ou la qualité ou l'adéquation du spectre, sur la hauteur d'eau, voire sur le starter, ou même sur le ballast, on peut même disserter sur la qualité du verre composant le tube,et pourquoi pas sur le courant... on peut aller loin de cette façon, ou plutôt non, on fait du sur place. On marche à côté du chemin et en plus dans la mauvaise direction.
 

  Je vous  certifie avec la plus grande des assurances que l'on peut parfaitement faire pousser, très correctement des plantes dans un aquarium avec à peu près n'importe quels tubes fluorescents comme éclairage et je pense, à peu près presque n'importe quel "mélange" de tubes.
En voici la preuve. Cette photo à été prise il y a plus de vingt cinq ans. Sa qualité laisse fort à désirer (c'est une vieille photo argentique scannée), car à cette époque les appareils photos numériques n'étaient même pas encore dans les cartons à dessin et on utilisait ce que l'on disposait... Sa "qualité" est, j'espère suffisante, pour vous prouver si besoin était que l'on savait déjà obtenir de belles plantes avec l'éclairage dont on disposait à l'époque: Des tubes  Grolux , blanc industrie, et soi disant des tubes lumière du jour, les tubes blanc chaud commençaient à peine a pointer le bout de leur spectre, à la demande indirecte mais pressante de la gent féminine ne voulant  se maquiller sous la lumière des tubes fluorescents d'alors donnant à leur visage l'apparence blafarde d'une photo prise de nos jours avec un appareil numérique dont la balance des blancs serait soudain devenue daltonienne...


       

  Ce bac était éclairé il y a plus de 25 ans avec 2 tubes fluorescents Grolux et un autre dont je ne me souviens plus des caractéristiques: soit   blanc industrie soit  lumière du jour. Il n'y avait pas de spectre à trous, c'est ma mémoire qui à des trous! Désolé pour la qualité de la photo:
C'est un (pas très bon) scan d'une vieille photo argentique, Garantie sans la moindre retouche.

 

   Ce n'est pas pour l'aquariophilie que l'on a "inventé" les tubes à indice de couleur amélioré mais pour les dames, comme dit plus haut. Les spécialistes du "marketing" ont sauté sur l'occasion pour prétendre qu'ils étaient conçus pour l'aquariophilie...avant que l'on "invente" réellement les tubes pour plantes pour l'éclairages des serres. Opportunistes les virtuoses du marketing!... Ou naïfs les aquariophiles? À vous de voir!
  Quoi qu'il en soit on "dispose" maintenant de tellement de variétés de tubes fluorescents dédiés à l'aquariophilie que cela complique sérieusement les choix. On utilise bien trop souvent la solution apparente de facilité: les plantes ou les algues posent problème, hop, on change de tubes pour résoudre le problème. Généralement, ça ne résout rien du tout bien sûr, puisque le cause n'est pas là, alors, on va colporter son grand désarroi sur maints forum et immédiatement le verdict tombe: "tes tubes ne valent rien, moi, j'ai les nouveaux tubes Biowatts de Daine et Relet à émergence plantaire supractivée, c'est tip top, mes plantes poussent comme du chiendent et je n'ai pas d'algues, nickel chrome j' te dis! t'as qu'a mettre les mêmes".

  Chose à peine conseillée, chose déjà faite et bien souvent le résultat est... pire. Notre quidam en désespoir de cause s'adresse au vendeur de la jardinerie la plus proche qui lui propose après une introspection externe et à distance de son bac de quelques... secondes, le tout dernier tube au spectre archi complet, bien  meilleur que le soleil, avec filtre spécial W.C. incorporé, ballast électronique automatique qui s' éteint tout seul en cas de coupure de courant et garanti à vie (si, si, c'est vrai le fonctionnement du tube est garanti le temps qu'il fonctionne, vous pensez qu'il est garanti durant votre vie et bien vous vous trompez, il s'agit de la vie propre du tube...) etc... etc... Il est très cher, oui, c'est vrai, mais vous savez, il n'y a pas de mystère, la qualité, mon bon monsieur, ça se paie forcément... Forcement.
 
  Après ses  multiples essais, (et encore, je raccourcis beaucoup, mon clavier commence à dater, je le ménage!) il achète ces fabuleux tubes fluorescents d'une ultime technologie, aboutissement paroxysmal et irrévocable en matière d'éclairage de pointe, bref, ce qui se fait de mieux en éclairage d'aquarium. Enfin presque, parce que je passe sous silence (toujours à cause de mon clavier que j'économise), l'épisode de la proposition du passage (justement) à l'éclairage HQI. Le summum du giga super top en matière d'éclairage toutes catégories, surtout quand vous passerez à l'eau de mer... et que votre compte en banque sera nettement plus substantiel...

  Bien entendu le résultat est identique aux précédents essais (je le répète encore une fois: quand un aquarium est envahi par les algues, il est quasi impossible pour un débutant sauf insolent coup de chance (non renouvelable) de les supprimer! Même
un aquariophile chevronné n'y parviendra pas à tous les coups et plus difficile encore s'il ne peut examiner la situation (l'évolution) jour après jour de ses propres yeux. Alors par correspondance dans les forums, cela tient de l'exploit voir davantage encore, tout simplement. Ne laissez pas les algues envahir vos plantes (même pendant les premiers temps).

  Devant cette désolation, il va succomber (ou c'est déjà fait) aux soit disant vertus des produits chimico-magiques ou magico-chimiques anti-algues, c'est comme vous voulez, mais, ni l'un ni l'autre ne sont efficaces. De désolation on passe à la catastrophe ou inversement, suivant votre façon de percevoir les choses.
Les algues résistent encore et toujours à l'envahiss... Euuuhh, non, ce sont elles qui envahissent le peu du décor restant et si vous réussissez à les éradiquer définitivement avec un anti-algue du commerce, c'est qu' il y à belle lurette que vos plantes ont entièrement disparu de votre bac.
N'oubliez jamais: les seules plantes sur lesquelles les anti algues ne sont pas nocives sont les plantes auxquelles les poissons ne s'en prennent jamais: les plantes en plastique. Et toc!


  Si notre aquariophile est vraiment motivé, il va refaire entièrement son bac. Il se peut cette fois, qu'il soit devenu un peu  plus attentif, meilleur observateur, plus patient aussi, que ces changements d'eau soient devenus suffisants et réguliers, bref que sa maintenance soit bien  meilleure, alors ce sera le succès: De belles plantes vigoureuses avec très peu d'algues.

Il croit avoir enfin trouvé la solution et les tubes miracles et s'en va allègrement vanter avec une insistance presque  arrogante, les mérites de son éclairage sur les forums aquariophiles. Il en a tellement "bavé" avec l'éclairage, maintenant qu'il pense avoir "trouvé la solution" il essaie de rendre service à ceux se trouvant dans la même situation que lui, il n'y a pas si longtemps encore, en recommandant avec aplomb "ses" types de tubes...
Voilà pourquoi sur les forums vous avez une telle avalanche de propositions de changement de tubes aussi disparates que prolifiques. Pour ce qui est de l'efficacité,
aucune solution n'est bonne ou mauvaise elle est simplement plus ou moins adaptée au milieu, qui diffère suivant chaque aquarium, rappelons le.
  Puis dans quelques temps, ce nouvel aquariophile, enveloppé par ses nouvelles certitudes baissera un peu sa "garde", alors, les algues risquent de réapparaître toujours avec le même cortège de problèmes et bien souvent l'aquariophile écœuré à juste titre, abandonnera l'aquariophilie, quand il n'a pas déjà abandonné auparavant. C'est ce qui arrive bien trop fréquemment et c'est ce que nous ne voulons pas et que nous cherchons à éviter et par là même à vous éviter.

  C'est pourquoi je le répéterai sans cesse: L'éclairage des aquariums n'est pas un problème spécifique de qualité parfaite du spectre lumineux. La façon dont on éclaire, puissance, durée, et surtout les autres paramètres du bac, (sans rapport apparent avec la lumière), sont au moins aussi importants.

   Pour certains, ça peut sembler un peu primaire comme raisonnement, alors si vous n'y croyez pas, vous pouvez continuer à perdre votre temps et votre argent. Si vous doutez du bien fondé de ces propos, quand vous en aurez assez des algues ou des plantes rachitiques, vous reviendrez sur ce site et vous verrez que je conseille toujours d'utiliser si possible un tube spécial plantes (genre horticole, vous savez ceux qui éclairent plus ou moins rose/violet) puis un autre, un peu n'importe quoi, pourvu que la tonalité de l'ensemble vous plaise. Si votre bac est "équilibré", que la quantité de lumière soit juste et le reste en accord, vos plantes s'adapteront sans le moindre problème et les algues seront quasiment absentes.
  Si mon point de vue (découlant en partie d'une longue expérience et surtout de nombreux essais et non d'un empirisme aléatoire) vous rebute, continuez à effectuer le plus possible d'essais avec votre bac, changez de tube(s) au bout d'une semaine, n'attendez pas avant que cela produise un effet quelconque. Changez encore de tube puisque que le changement précédent n'a rien amélioré: Plutôt que réfléchir, vous pensez qu'il faut bien évidemment encore changer?
  Alors, Essayez une autre marque, puis un autre spectre, puis un tube avec un peu plus de rouge, puis un autre avec un peu plus de bleu... ou  même un plus jaune, pourquoi pas un ultra-violet pendant que vous y êtes...
  Cela ne changera rien de toute façon, puisque vos changements ne sont dictés par aucun critère objectif mais plutôt nettement orientés pifomètre et conseils multiples, bien souvent contradictoires...
   Tiens, vous changez encore? Pourquoi n'aviez vous pas directement utilisé le bon tube? vous allez continuer à changer jusqu'à la découverte d'un hypothétique tube miracle? J'exagère? Pas si sûr!!!

  
Stooop. La patience est une vertu à notre époque extrêmement rare. Manque de chance, c'est la première vertu  indispensable en aquariophilie. La nature nous le rappelle sans cesse et nos déboires le confirment largement.
   La puissance d' éclairage parfois presque démentielle ou au contraire plus souvent dérisoire, les spectres favorisant telle ou telle couleur, les spectres à trous, les interruptions et éclairages discontinus: Stop, stop, stop: Vous avez pris la mauvaise file. La bonne file, c'est d'utiliser  un (ou des suivant la taille du bac) tube(s) fluorescent(s), genre horticole (Grolux) couplé avec un (des) autre(s) tube(s), genre lumière du jour, ou Biolux ou autre si ça vous convient visuellement et si la tonalité vous est agréable. J' ai failli écrire avec ce que vous avez sous la main, c'est de cette façon que je procède depuis des lustres et ça donne toujours de bons résultats dans les bacs de présentation, mais attention, il faut soigner les autres paramètres, sol, qualité des plantes, filtration (pas du genre torrent de montagne) ajout adapté de CO2, très peu de nitrates, etc. etc...
   Ensuite, ne plus changer de type d' éclairage, mais si les difficultés apparaissent, (algues notamment) prendre des dispositions appropriées (vérifier les nitrates, phosphates, Co2, fer, oligo-éléments, filtration, température, sol, etc...) apporter les corrections qui s'imposent immédiatement
sans modifier le moins du monde, la nature de l'éclairage. Les changements d'eau ne s'espaceraient ils pas? Ou même ne sont-ils pas trop espacés depuis le début et ça commence seulement maintenant à se faire sentir....

   Malheureusement, je ne puis vous  proposer  une solution simple et facile,
je vous préconise une vraie solution, je dois reconnaître que ce n'est pas la plus attirante, ni la plus rapide, mais c'est de loin la plus réaliste et efficace. Maintenant, libre à vous d'aller "écumer" les  forums comme tant d'autres le font régulièrement (ceux là même auxquels on propose à chaque fois, de changer leur éclairage): "Mes plantes ne poussent pas qu'est-ce qui se passe? ou bien plus courant: J'ai des algues partout que faut-il faire". On vous proposera huit  fois sur dix de changer votre éclairage, souvent même sans prendre le moins du monde en compte les autres paramètres de votre bac.
 Je vous propose exactement le contraire et vous garantis que dans la majorité des cas le résultat sera au bout de vos efforts, à condition toutefois que vous attendiez quelques semaines, parfois plus (eh oui, c'est la nature qui commande, pas vous) avant de constater un  changement radical à long terme, à condition aussi que votre aquarium ne soit pas une soupe infâme bourrée d'anti-algues ou autres cochonneries se voulant plus ou moins miraculeux et que les plantes ne soient pas arrivées dans un état ou elles sont incapables de reprendre de la vigueur, parce que dans cette éventualité, la vraie solution, c'est la réfection du bac en entier seule, qui pourra vous tirer d'affaire, à condition que vous changiez votre future maintenance, bien entendu!!!

 

Le bon éclairage des aquariums n'est pas toujours un problème de lumière ...

 

C'est avant toute chose un câblage correct

ATTENTION: Désormais les schémas et câblages des ballasts et tubes fluorescents se trouvent ICI:

Vous y trouverez tous les branchements et câblages des ballasts et tubes fluorescents y compris les   ballasts électroniques pour tubes T8 et les nouveaux tubes T5 ainsi que le câblage des platines HQL et HQI.

 

 

UN PEU DE RÉFLEXION ET DE RÉFLEXION:


SAVEZ VOUS CE QU' EST UN ABAT-JOUR?

   Les réflecteurs des différentes sources d'éclairage sont conçus dans le but d'améliorer au maximum le rendement d’une source lumineuse vers un objectif. Il existe des dispositifs appelés diffuseurs qui font exactement l’inverse.
  
Dans certains cas (celui de l'aquariophile en est un) les réflecteurs peuvent aller jusqu'à améliorer la performance lumineuse (quand il s'agit d'un tube fluorescent et non pas d’un néon), pouvant atteindre 30 à 50%. Ce qui veut dire en clair que si on considère qu’une moyenne d'éclairage d’un watt pour deux litres d'eau  est nécessaire, en utilisant un réflecteur, un Watt sera suffisant pour quatre litres d'eau. En utilisant un réflecteur adéquat, on diminue facilement la consommation électrique de moitié. Ce qui signifie que les puissances annoncées peuvent être divisées par deux.

   La façon dont on utilise les watts en aquariophile pour appréhender le problème de l'éclairage, n'a rien de cohérent. Le Watt est l'expression de la puissance installée et consommée et il ne renseigne nullement sur la quantité d'énergie lumineuse distribuée par le tube et encore moins reçue par les plantes. Il ne produit pas  la même quantité d'éclairage selon que les sources (pour la même  puissance en watts) sont à faible ou à fort rendement.


   
Avec un réflecteur pour le même éclairage vous consommerez deux fois moins de courant et vos plantes recevront autant de lumière c'est-à-dire qu' un demi Watt sera suffisant pour deux litres d'eau.

   Si en plus du réflecteur, vous utilisez un tube à haut rendement, vous pourrez presque probablement descendre à un tiers de watt pour deux litres d'eau. 

   On utilise des réflecteurs dans beaucoup de domaines (si nos phares de voitures n'avaient pas de réflecteur la conduite de nuit serait totalement impossible). Une cinquantaine de Watts sont suffisants pour produire une bonne visibilité jusqu'à plus de cent  mètres en pleine nuit. Avez vous songé que sans réflecteur, les salles de cinéma n'existeraient même probablement pas!

   En aquariophile, nous ne sommes pas dans une pièce où la lumière se réfléchit sur le plafond (généralement blanc) et sur les murs. Dans la galerie de leur aquarium nos braves tubes fluorescents de cinquante watts n'éclairent pas beaucoup. Il y a trop de pertes   parce que les tubes fluorescents n'ont pas une lumière concentrée, mais dispersée. Ils éclairent tous azimuts, sur toute leur périphérie en pure perte, ça ne sert à rien d’ éclairer le bord et l'intérieur du couvercle s’il ne réfléchit pas les rayons lumineux, c'est de l'énergie absorbée par la galerie, donc  gaspillée en chaleur.

   Si on "récupère" cette énergie avec un bon réflecteur, dont le but est de concentrer la lumière vers ce que l'on souhaite éclairer, (les plantes) un tube de 25 watts par exemple produira autant de lumière utile aux plantes qu’un tube de 50W en étant démuni.

Voici un bac de 300 l, qui est éclairé avec un seul tube fluorescent T5 de 28 Watts. Il est muni d'une galerie bénéficiant d'un excellent réflecteur.  Le voici tel qu'il apparaît  environ 1 mois après la mise en eau).
Les plantes poussent à la perfection comme vous pouvez le constater. Même en cherchant bien, vous ne pourrez trouver la moindre petite algue: (cliquez sur la photo pour l'agrandir). Contrairement (une fois de plus) aux affirmations que l'on trouve trop souvent sur le net, il ne comporte pas les "fameuses" algues que sont censés subir tous les aquariums à leurs débuts. C'est parfois possible certes, mais ce n'est absolument pas une fatalité obligatoire!
Attention, 28 watts ne sont pas suffisants pour un bac de 300 litres (y compris avec un réflecteur) pour éclairer ce bac dans l'avenir, mais au départ avec des jeunes plantes peu volumineuses, c'est possible, souhaitable même, avec les nouveaux tubes fluorescents  T5 .

Ne pas augmenter la puissance installée en utilisant un réflecteur bien moins cher, (particulièrement à l'emploi) qu'un tube fluorescent, sera quand même moins stupide, et un peu plus écologique, que d’installer un nouveau tube. En prime, on fera des économies, particulièrement quand on possède beaucoup de bacs ou des grands. Enfin, c'est comme ça que je vois les choses, et j'espère bien n'être pas le seul.

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